L’exploitation de Galène Argentifière – un aperçu

L'exploitation de la Galène Argentifière - un aperçu

Vialas a connu de la fin du XVIIIe siècle jusqu’au XIXe siècle une importante activité industrielle, que nombre d’entre nous ignore.

Linteau de l'entrée de la fonderie de l'usine du Bocard à Vialas
Linteau de l'entrée de la fonderie de l'usine du Bocard à Vialas

Le territoire de la commune s'étend sur près de 5000 ha de granit et de schiste. C’est dans cette partie schisteuse que l’on a découvert à partir de 1781 des filons métallifères.

La galène est un minéral contenant du plomb qui comporte lui-même de l’argent, un peu à l’image de poupées russes.

L’aventure industrielle débute alors sur les berges des ruisseaux de la Picadière et du Colombert, et les montagnes se lézardent de galeries. Dans un premier temps, l’activité sur Vialas ne consiste qu’en un abattage et un triage des blocs de minerai, l’essentiel de la transformation des roches se fait à l’usine de Villefort. Mais très vite, les filons de Vialas se montrent particulièrement riches, et les coûts de transports trop importants ! En 1827 on décide donc de transférer la fonderie de Villefort à Vialas.

On installe donc, au confluent des cours d’eau de la Picadière et du Luech, une usine dont l’architecture nous étonne encore.

Face à l’étroitesse du site, pour accroître la surface plane, les architectes de l’époque créent une voûte de 100 mètres de long au dessus de la rivière,

Voûte enjambant le ruisseau de la Picadière
Voûte enjambant le ruisseau de la Picadière

et pour permettre une évacuation des fumées toxiques, ils aménagent une cheminée rampant le long de la montagne, posée sur une trentaine d’arches.